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Deux mamans et un poupon

Nous, c’est Marie, 31 ans, psychologue, et Morgane, 29 ans, enseignante. Notre fille Agnès est née le 27 mars 2020 grâce à une IAD (insémination artificielle avec donneur).

Dans ce témoignage, nous souhaitons évoquer les différentes étapes du parcours qui nous a mené jusqu’à elle, et notre vécu au fil de celui-ci. Bien sûr, il s’agit de notre expérience personnelle et elle n’est représentative que de nous.




Le début de notre histoire


La première étape indispensable c’était notre rencontre! Un soir d’hiver 2017, à la maison Arc-en-ciel de Liège pour une soirée Activ’elles, nos regards se croisent et nous ne nous quittons plus! Très rapidement nous emménageons dans notre appartement et avons des projets pleins la tête, dont celui de fonder notre famille.


Nous éprouvons toutes deux un fort désir d’avoir des enfants, et ce avant même de nous rencontrer. Au fil des mois, il devient évident que nous voulons réaliser ce projet ensemble. Cela nous semble un peu fou après si peu de temps, mais nous nous sentons prêtes. Nous craignons surtout les réactions de nos proches, pas tant en raison de notre homosexualité mais plutôt car nous sommes ensemble depuis peu de temps. Mais nos familles se montrent soutenantes et enthousiastes! Alors nous nous lançons…



L’homoparentalité et le parcours PMA


Les questions relatives à l’homoparentalité et aux modalités pratiques ne nous sont pas inconnues. Nous sommes toutes deux militantes féministes et LGBT depuis des années, et Marie a fait de la recherche en Belgique et en Angleterre sur l’homoparentalité. Nous connaissons les dernières recherches qui montrent qu’il n’y a aucune différence entre des enfants élevés par des couples homosexuels ou hétérosexuels, tant aux niveaux cognitif, émotionnel, comportemental que relationnel. Nous n’avons donc pas de doute sur notre capacité à élever et rendre heureux un enfant.


Nous souhaitons toutes deux vivre l’expérience d’une grossesse. Nous décidons que Marie portera notre premier enfant pour diverses raisons (elle est plus âgée, sa situation professionnelle et financière est plus facilement aménageable,…), et que Morgane portera notre deuxième enfant dans quelques années.


Le premier rendez-vous au centre de procréation médicalement assistée (PMA) a lieu en décembre 2018, à la Citadelle de Liège. Lors de cet entretien, selon les règles du comité d’éthique de l’hôpital, la gynécologue doit soit donner son accord direct pour notre projet d’enfant, soit nous orienter vers un entretien psychologique pour le préciser. Nous espérons éviter l’entretien psy, car nous savons que cela peut retarder le projet de plusieurs mois. La gynécologue nous pose diverses questions sur notre relation, les raison qui nous poussent à désirer un enfant, la façon dont nous prévoyons de lui expliquer ses origines et sa concepti