top of page

VIH - Que conclure du rapport VIH 2015 de l'ISP ?


Le rapport VIH-Sida 2015 de l'Institut Scientifique de Santé Publique est disponible depuis quelques jours. Si on y apprend que, pour la troisième année consécutive, une diminution globale du nombre de nouvelles infections est observée, le rapport souligne un léger rebond des nouveaux cas chez les HSH au niveau national.


http://www.wiv-isp.be/fr/coin-presse/leger-rebond-des-nouveaux-cas-de-vih-chez-les-hsh-au-niveau-national-apres-une-baisse


Le nombre de nouvelles infections diagnostiquées chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) a augmenté de 5% par rapport à 2014. Les diagnostics chez les HSH représentent actuellement 50% des nouvelles infections enregistrées pour lesquelles le mode de contamination est connu. Ce pourcentage est important, toutefois il faut rappeler que 45% des nouvelles infections font suite à des rapports hétérosexuels. Ces diagnostics concernent principalement des personnes de nationalité belge (66%), les autres nationalités européennes représentant 18% des diagnostics. Il s’agit en l’occurrence principalement de Français, Néerlandais et Espagnols.


S'il est évident que le travail de prévention doit continuer, il faut néanmoins souligner que la population homosexuelle est fortement sensibilisée et plus souvent dépistée. Cela a un impact considérable sur les statistiques. En Belgique, nous allons dans le sens des directives de l'OMS qui, pour rappel, souhaitent que 90 % de personnes infectées par le VIH connaissent leur statut, que 90 % d'entre elles soient sous traitement antirétroviral et que 90 % des personnes sous traitement vivent avec une charge virale indétectable dès l’horizon 2020. Actuellement en Belgique, 70% des diagnostiqués sont suivis, prennent leur traitement et ont une charge virale indétectable.


D'autres moyens de prévention font leur apparition.