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Agressions homophobes en Belgique. Qu'en est-il vraiment ?

Dans un article datant du 11 octobre 2016, la DH pose la question de l'augmentation des agressions homophobes en Belgique. Le nombre d'actes de discrimination envers les gays aurait doublé entre 2011 et 2015. Qu'en est-il vraiment ?


S'il nous parait délicat d'affirmer avec certitude que le taux d'agressions physiques envers la population homosexuelle augmente, nous pouvons constater que le nombre de signalements est en progression. Michael François, attaché de presse à Unia, affirme qu'il y a une réelle hausse des agressions verbales sur les réseaux sociaux. Que ces attaques ne ciblent pas uniquement les gays mais englobent aussi les propos racistes et idéologiques. La parole de haine se libère donc sur internet. C'est un fait.


Pour une analyse plus complète de la situation actuelle, on peut s'attarder sur cet extrait d'un communiqué de presse d'Unia datant du 14/05/2016 :


En mai 2016 Ivox a effectué un sondage auprès de 1000 personnes sur la perception sociale de l’homo/bisexualité et les attitudes envers les personnes LGB (lesbiennes, gays et bisexuelles). Malgré un cadre législatif avancé et une acceptation sociale qui évolue positivement, l’enquête démontre que des blocages persistent auprès de certains groupes ou dans des secteurs tels que l’enseignement et l’emploi.


Les points positifs tout d’abord : environ 60% des répondants disent n’avoir clairement aucun problème avec les personnes homo/bisexuelles. Cela se traduit concrètement dans leurs réactions et leurs comportements: ainsi, près de 9 répondants sur 10 (88%) n’accepteraient pas qu’un de leurs amis traite de « sales pédés » un couple homosexuel. Et pour 63% des sondés, il est par ailleurs tout à fait normal qu’un couples d’amis gays s’embrassent en rue. Ils ne sont toutefois plus que 43% à le penser pour un couple gay qui ne fait pas partie de leur cercle d’amis. « Ces résultats sont encourageants. Le regard sur les personnes homo/bisexuelles est globalement positif. Une acceptation qui n’a pas été acquise toute seule et qui s’est construite aussi grâce au travail des associations de défense des droits LGBT et des politiques au cours des vingt dernières années. Les exemples des lois sur l'adoption et le mariage par des couples de même sexe illustrent cette évolution », souligne Patrick Charlier, directeur d’Unia. Il faut toutefois épingler une acceptation plus difficile chez les hommes. 47% des sondés masculins disent expliquer clairement à leur fils que les relations hétérosexuelles représentent la seule norme, contre 26% des femmes interrogées. Des femmes qui semblent aussi moins gênées par l’orientation sexuelle de leurs collègues