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Nom de code : GrIS Wallonie

Le GrIS Wallonie, c'est le nom de code du projet d'animations scolaires sur les questions LGBT d'Arc-en-Ciel Wallonie. Il y a maintenant deux ans que les intervenants et intervenantes bénévoles qui ont adhéré à notre projet se rendent dans les écoles secondaires pour y rencontrer les élèves. C'est l'occasion d'une rétrospective, avec Thibaut Delsemme, notre chargé d'animation, qui gère de main de maître l'ensemble du projet.

Arnaud : D’où vient l’idée de ce projet ?

Thibaut : On est parti sur une base déjà existante, celle des GRIS du Québec. Le principe est assez simple, il s’agit de proposer aux jeunes des modèles positifs d’homo- et bisexualité via le témoignage de bénévoles gays, lesbiennes et bi. C’est une méthode d’animation qui existe depuis longtemps et que beaucoup utilisent.


A la base, certains enseignant-e-s et responsables de groupes de jeunes se retournaient vers nos associations membres pour intervenir auprès de leurs jeunes, dans le cadre d’une sensibilisation à l’homophobie. C’était souvent suite à un fait d’actualité ou à un épisode homophobe que ces personnes faisaient appel à des associations LGBT. Nos associations n’étaient pas capables de répondre de manière systématique à ces demandes. En effet, celles-ci n’ont pas toujours pour objectif l’animation scolaire, la sensibilisation… ou n’ont tout simplement pas de ressources pour intervenir dans les écoles. Un projet avait pourtant été initié au CHEL, avec un voyage à Québec, où plusieurs de leurs membres avaient rendu visite à des associations locales organisant des animations scolaires. Cependant, faute de moyen, ce projet n’avait pas connu de suite. Ainsi, afin d’apporter une réponse systématique et structurée à ces demandes d’animations, et suite à l’engagement d’un nouvel employé, Arc-en-Ciel Wallonie a décidé de mettre en place son propre outil d’animation scolaire, le GrIS Wallonie.


Arnaud : Comment la formation des bénévoles est-elle mise au point ?


Thibaut : La formation est assurée par des professionnel-le-s de l’animation scolaire. Tou-te-s les bénévoles sont réunis, pendant 3 modules d’un après-midi chacun, afin de discuter et échanger sur leur parcours de vie et expériences. Le but est de les amener à s’exprimer une première fois sur leur vie, sur base des questions les plus souvent posées par les élèves. L’avantage de travailler en groupe, c’est de bénéficier de l’avis des autres sur la façon de s’exprimer, les formulations qui fonctionnent…


Arnaud : Décris-nous le déroulement d’une animation classique ?


Thibaut : Tout d’abord, les élèves sont préalablement préparés à l’animation. Mon rôle de coordinateur consiste également à m’assurer que les responsables des groupes amorcent la réflexion avec leurs élèves afin que nos intervenant n’arrivent pas comme un cheveux dans la soupe. Je leur donne plusieurs outils pour cela, que ce soient des articles, des vidéos…


Une animation classique va se dérouler en trois temps. En premier lieu, nos intervenants bénévoles expliquent la raison de leur présence en classe et présentent une liste de « ressources ». Cette liste reprend notamment quelques associations proches géographiquement des élèves (vers lesquelles ils peuvent éventuellement se diriger après l’animation) mais également le planning familial avec lequel travaille l’école.


Ensuite, vient en second temps la présentation des intervenants. C’est ce qu’on appelle la « Bande Annonce ». Pendant deux minutes, les intervenants vont se présenter aux élèves en expliquant ce qui les motive à venir témoigner. Cette Bande Annonce n’est pas laissée au hasard et est travaillée en formation… Son but est de présenter brièvement le bénévole (sans faire carte d’identité) tout en suscitant le questionn