Les femmes, les lesbiennes et le marché du travail

July 4, 2013

 

Les lesbiennes et les femmes hétéros ne sont pas égales face au marché de l'emploi. Un chercheur de l'Université de Gand a mesuré des disparité allant de 25% à 50% en fonction des secteurs. Une étude qui pose les questions sur l'articulation entre discrimination d'origine homophobe et sexiste.

 Arc-en-Ciel Wallonie s'est procuré les données du chercheur. 

 

Une des méthodes pour mesurer la discrimination sur le marché du travail est le testing. Il s'agit d'envoyer deux par deux de faux curriculum vitae à des entreprises. Et de mesurer le taux de rappel en fonction des caractéristiques que présentent les CV. Souvent, la technique est utilisée pour mesurer la discrimination sur base de la race ou l'ethnie présumée. L'Université de Gand a décidé de mener l'expérience pour mesurer la discrimination pratiquée entre femmes lesbiennes et hétérosexuelles en Flandre. Les 576 envoyés précisaient que les femmes étaient mariées, pour moitié avec un homme et pour moitié avec une femme.

 

Les résultats collectés par Stijn Baert, doctorant à l'UGent, sont contrastés.

 

A 25 ans, une jeune lesbienne a 25% de chance de plus d'être recontactée par un employeur que la jeune hétéro.

 

Basses qualifications.

Dans le secteur de l'industrie, ce pourcentage grimpe même jusqu'à 50%. Par contre dans le secteur des soins, c'est la candidate hétérosexuelle qui a 16% de chance de plus d'être rappelée par rapport à la lesbienne.

 

Hautes qualifications.

Le constat s'inverse : l'industrie préférera une hétéro alors que dans les soins, les recruteurs préféreront une lesbienne.

 

Enfin, pour ce qui est du sexe du recruteur, les hommes accorderaient jusqu'à 25% de chance de plus aux lesbiennes qu'aux hétéros là où les femmes ne pratiqueraient quasiment aucune discrimination.

 

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