La ministre belge de la santé porte le don de sang par les gays au niveau européen

July 10, 2010

Lors de la réunion informelle des ministres européens de la santé qui s'est tenue à Bruxelles le 5 juillet, Laurette Onkelinx a interrogé ses collègues sur le moyen de lever la discrimination faite dans le questionnaire préalable au don de sang et qui vise à exclure les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.
 
 

C'était la première réunion européenne des ministres de la santé, présidée par Laurette Onkelinx au nom de la Belgique. Cette réunion était surtout consacrée à la lutte contre le cancer et à la gestion de l'épidémie de grippe A/H1N1.

 

Mais, durant leur déjeuner, les ministres ont aussi évoqué la question de l'interdiction du don de sang faite aux hommes ayant des relations avec d'autres hommes.

 

Laurette Onkelinx, qui représentera l'Union Européenne à la XVIIIe Conférence internationale sur le sida à Vienne du 18 au 27 juillet prochains, a voulu recueillir l'avis de ses collègues des 27 Etats membres sur le caractère discriminatoire de l'interdiction totale de don de sang faite à tout homme ayant ou ayant eu des relations sexuelles avec un autre homme. Tout en garantissant le plus haut niveau de sécurité transfusionnelle, elle estime qu'il est nécessaire d’identifier et de définir les pratiques sexuelles à risque plutôt qu’un groupe déterminé de personnes.

 

Elle a souhaité que le Comité européen de règlementation sur la qualité et la sécurité du sang débatte de ce sujet afin d’harmoniser les vues des Etats membres en la matière et de corriger une stigmatisation d’un groupe qui ne se justifie pas.

En réaction, le Commissaire à la Santé et à la Politique des consomateurs, le maltais John Dalli, n'a pas pris d’engagement. Il a réitéré l’importance de la lutte contre le sida et déclaré qu'il allait étudier avec ses services la meilleure façon d’aborder la question afin d’éliminer la discrimination dont font l’objet certains groupes sociaux.

 

La France, la Roumanie, le Luxembourg et le Royaume-Uni, seuls des 27 à avoir réagi, ont reconnu qu’il ne faut pas isoler ou stigmatiser un groupe, pourvu qu'il soit assuré le sang soit sûr d’où qu’il provienne. Selon eux, il faut réfléchir à l'adaptation des protocoles et formulaires et tenter de mieux cerner les comportements à risque davantage que l’orientation sexuelle.

 

Pour rappel, le sujet est actuellement débattu au niveau belge dans le cadre d'une table ronde à laquelle participe Arc-en-Ciel Wallonie.

 

Arc-en-Ciel Wallonie a arrêté sa position en mars dernier à l'occasion d'une contribution écrite adressée à la table ronde.

 

Le Gouvernement fédéral belge étant en affaires courantes, les travaux sont temporairement suspendus mais Laurette Onkelinx reconnaissait en juin dernier l'importance de lever le caractère discriminatoire du questionnaire.

 

 

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