Don de sang : les gays anglais peuvent donner leur sang

C'est le site PinkNews qui l'annonçait hier matin, le Département de la Santé anglais a tranché, les hommes gays et bisexuels pourront donner leur sang dès le 7 novembre prochain. A une condition : aucun rapport sexuel avec un autre homme pendant un an.

Cette décision fait suite à l'amélioration de la fiabilité des tests effectués sur les poches de sang prélevé, comme le rappelle Elise Dubuisson dans le journal Le Soir de ce vendredi. Reste que cette autorisation ne vaut pas pour tous : seuls les gays n'ayant pas eu de rapports sexuels avec un partenaire masculin pendant un an recevront leur sésame, nuance-t-elle.

Thierry Delaval, Président d'Arc-en-Ciel Wallonie, revient sur les circonstances de cette décision dans le même article : La décision britannique s'incrit dans la lignée de ce qui se passe actuellement dans plusieurs pays européens. La Suède a d'ailleurs pris les mêmes dispositions il y a quelques mois. Et la Belgique n'est pas en reste, la réflexion est amorcée depuis deux ans déjà. Et Thierry Delaval de poursuivre, nous ne remettons pas en cause l'objectif de la politique transfusionnelle qui est d'assurer une sécurité maximale. Et la pénétration anale est bien une pratique sexuelle très infectante, mais elle n'est pas le propre de la population gay, les hétérosexuels sont aussi concernés.

Pour accéder à l'article complet sur PinkNews (en Anglais).

Pour accéder à l'article complet du journal Le Soir.

Commentaires
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Clément  - Sur la question des risques   |2011-10-15 11:54:35
Il est temps de démystifier le coït anal. Pratiqué avec des mesures élémentaires de safe(r)
sex, le risque est statistique. La fellation sans capote par contre, comporte un risque bien plus
évident. On la sous-estime trop ! Maintenant, si on impute aux gays d'être une population à fort
taux de contamination, il faut y appliquer un regard proportionnel : les gays sont bien sûr
beaucoup moins nombreux que les hétéros ; ensuite, les premiers sont super informés sur les ist,
et ceux qui ne se protègent pas en deviennent quasi des militants barebackers- les pouvoirs publics
devraient d'ailleurs mettre l'exergue sur cette pratique. Dernière chose, on sous-estime le risque
de contamination chez les jeunes hétérosexuels. Dans leur bouche, je n'entends jamais que
"Pourquoi la capote ? Elle a pris la pillule."
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